Je tournais mes dépits dans le pli des draps blancs / Où ton odeur absente brisait les ortolans / Du flot nacré des rêves ; Le fil des nués / S’écorchait, craqué en cernes de vers pilés / L’empreinte de ton corps sous la peau satinée / Esquissait ta présence mais les yeux se brisait / Sur un désert aride ; L'écorce de drap / Restait plate, si plate que l’heure n’y coulait pas / Je bataillais d’halène habillé de chenil / Mon souffle s’effritait en sueurs labiles / Face à ce vide d’azur ; Tout se fossilisait / La nuit m’échappait pour des ténèbres de grès / La nuit n’était plus l’encre où trempent les refrains / Où la blancheur du sommeil emporte au matin / L’efflue des corps butinés ; L’onde du froid lit / Ne portait plus l’écume des houles infinies. / Cette nuit tu viendras, je te retiendrais là / Les draps se cambreront à en perdre le voile / Qui couvre les silences. Chaque nuit soit là / Je ne revivrais pas sans ce plein de ton moi
(Février 2005)
(Février 2005)
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