Croyez-vous madame / Qu’il soit si infâme / De se serrer ainsi / L’un contre l’autre transi / Vos regards madame / Sur ces corps qui se pâment / Semble hésiter un peu / Entre blâme ou aveu / Je ne saurais madame / Y voir trop de flamme / Mais votre cœur aigri / Se voile de non dit / Et tout vos cris madame / Sont bien teintés des brames / D’une fleur capricieuse, / Qui vous laisse radieuse / Car vos attraits madame / M’inspirent quelques gammes / Dont j’aimerais vous faire / La confidence entière / Si vous êtes madame / Trop empreinte de diffame / Je ne pourrais alors / Vous offrir ce trésor / Voyez donc madame / Les douceurs qui se trament / Et toutes les épopées / Que je pourrais conter / Si ces projets madame / Dont votre âme s’affame / Vous font rougir la joue / Je serais votre loup / Qui masquera madame / Votre cœur qui se pâme / Lorsque d’un baiser / J’avouerai vos pensées
(Mai 2004)
(Mai 2004)
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