L’océan sur ma tête / Insolite reflète / L’étendue bleue de ma vie / Qui m’emporte pas à pas / A explorer sous tes cils / L’avenir de mes trémats. / Pour exulter tout l’amour / De nos deux corps en velours. / Que de bleu soient mes heures / A l’azur de ton regard. / Et que de bleu soit ma vie / Sans jamais que ne s’égare / Sous les nuages laineux / Le désir de nos peaux : bleu. / Mille flots de lagunes / Emplissent à mes dunes, / Baignent le bleu de ma vie / Où je flotte sans leste / Du passé et du mépris / Emaillés sous leur veste. / Pour exulter tout l’amour / De nos deux corps en velours. / Que de bleu soient mes heures / Sous ces vagues si douces. / Et que de bleu soit ma vie / Quand le ressac s’émousse / Et arrose les ardeurs / Du désir de nos peaux : bleu / Ces courbes qui s’allongent / Sur les feuilles d’un songe / Tracées du bleu de ma vie / Sous les mines arides / L’encre coule sans avis / Et j’en suis tant avide. / Pour exulter tout l’amour / De nos deux corps en velours. / Que de bleu soient mes heures / Aux élans de ces lignes. / Et que de bleu soit ma vie / Par ces courbes félines / Se dessine le bonheur / Du désir de nos peaux : bleu / De tout le bleu de ma vie / Se dessinent les contours / Du désir de notre peau : / Le tendre bleu de nos vies.
(Août 1999)
(Août 1999)
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