L’aube s’émaille d’un pas de velours / Il s’est éteint le troubadour / Il avait tant, tant à redire / Tant de ces mots trempés de lyre / Il c’est assis ailleurs / L’homme aux poèmes / A chaque rive de ces voyelles / S’y accrochait la ritournelle / Des ces jadis un trop cruel / De ces antan au goût cannelle / L’était ainsi flâneur / Sous sa guitare / Et que le monde s’écroule alors / Que s’ouvre la boite de pandore / Tous les verbiages s’édulcorent / Les mots s’effritent en mirador / Et c’est ainsi, langueur / De ce silence / Tu laisses là de belles odes / Un doux filin que l’âme brode / Des rêveries un peu pourprées / Des ecchymoses emplies de fée / Mais c’est en si mineur / Que va le poète / Par les entrailles de la terre / Trouve ton repos, ton suaire / Tu as nourri tant de nos pas / Inspire maintenant bien Gaia / Tu t’es assis ailleurs / L’aube s’émaille d’un pas de velours / Il s’est éteint le troubadour
(Juin 2004)
(Juin 2004)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire