11.6.06

J'ECOUTAIS

Je ne croyais pas cela possible / Avant ce beau jour de printemps / Pris au vif, percé comme une cible / Par ta voix, délicatement / J’étais se passant, laissé sans destin, / Se traînant de gare en mépris, / L’oreille assourdi du bruit quotidien, / Et s’est lancé, la mélodie / Et j’écoutais tes mots / à m’en crever les tympans, / A oublier qu’elle filait loin de moi, / cette vie sans pitié / Dont tu parlais doucement / J’aurai pu traverser les océans, / Pour y noyer les certitudes, / Que tous rêves n’étaient que du vent, / Mais ta voix les porte si bien / Et je les ai cru tout soudainement, / Alors qu’il me brisait le cœur, / Me confondant à l’écho de ton chant, / Pour mieux épouser cette ardeur / Et j’écoutais tes mots / à m’en crever les tympans, / A oublier qu’elle filait loin de moi, / cette vie sans pitié / Dont tu parlais follement / Tu évoquais un amour en partance, / Dont le voyages semblait beau, / Et ces tout petits riens de l’existence, / Qui me faisait rire à nouveau / Tu mettais enfin des airs de magie, / Là où mon soleil était noir, / Ça ressemble un peu plus à la vie, / Depuis... / Et j’écoutais tes mots / à m’en crever les tympans, / A oublier qu’elle filait loin de moi, / cette vie sans pitié / Dont tu parlais tendrement / Maintenant j’aperçois les sourires / Sur les lèvres d’autres gens / Je vois le verre à demi plein de rire / Je salut les éléphants / Maintenant je souhaite cet avenir / Que tu dessines au vent / Ça ressemble un peu plus à la vie, / Depuis... / Et j’écoutais tes mots / à m’en crever les tympans, / A oublier qu’elle filait loin de moi, / Cette vie sans pitié / Dont tu parlais, éperdument
(Septembre 2004)

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