Je t’écris cette lettre / Malgré tout se temps là / Qui me sépare de toi / Nous aurions pu peut-être / Nous voir plus que ça / Mais la vie est comme ça / Je suis devenu prêtre / Pour oublier parfois / Que je venais de là / Où nous vivions sans être / Caché parmi les rats / Perdu dans les combats / Je me sens un peu traître / De n’avoir jamais pu / Que fuir par les rues / J’aurais souhaitez peut-être / Faire quelque chose même bête / Que voir tomber leurs têtes / Je pense à eux souvent / Et ce jour malheureux / Où ces brutes s’en virent / Puis se dernier regard / De leurs têtes au sols / Encore tendre pour nous / Pourquoi suis je encore là / Tant des notre sont mort / Sous la machette à tord / Se canapé jeté / Sur nos corps d’enfants / Ce rien d’une maman / Et nous voilà en vie / Dans se charnier immonde / Perdu de solitude / Puis ses nuits à courir / A voler dans les fermes / Un peu notre sursis / J’aimerais bien rayer / Toutes ces lignes là / Et te parler de joie / Mais si depuis se temps / Nous ne voyons pas / C’est à cause de ça / Je t’écris cette lettre / Et j’ai mal de dire ça / Car tu n’me manques pas / Ma sœur trop de se temps / Se trouve à ton chevet / Et je t’aime pourtant / Cela dis je vais bien / J’ai oublié la haine / Auprès d'un Dieu clément / J’espère que pour toi / Les jours sont meilleurs / Et ta famille est belle / Je t’embrasse ma sœur / Je mets chaque matin / Un cierge pour toi / Et bien sur pour eux / Qui bien certainement / Dansent au paradis / Je t’embrasse ma sœur / Je t’écrirai souvent / Du moins j’essayerai
(Novembre 2004)
(Novembre 2004)
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