11.6.06

JE TE REJOINS

Aux cordes usées d’une guitare, / Je raccorde les airs d’enfances, / Que nous composions au hasard, / Des caprices de l’insouciance. / Fou, nous chantions à pleine voix / Comme deux casserole plutôt rouillé / Des balades, des chemins de bois / Qui se perdaient en champs de blés / Et j’aperçois de rythmes en blues, / Au loin sur un chemin de bois / L’ombre d’un bel enfant qui glousse / De ses bêtises d’autrefois. / Je te rejoins sur ce sentier / Où nous vivions le cœur lié, / Ivre de nos airs emmêlés. / Je te rejoins parmi les blés / Où rime encore nos amitiés, / Où j’aime d’un accord m’allonger. / La vie s’est brumée de larsens, / Et n’as laissée plus qu’un écho, / Sur le diapason de ma peine, / Où s’effeuillent nos oripeaux. / Les stances malignes du vent, / Ont, toutes nos rimes, égarées, / Les beaux fous rires, et puis le temps, / De nos vieux riffs improvisés. / Mais une guitare de rythme & blues, / Nous a par hasard retrouvé. / au creux de cette chanson douce, / Enfin nos voix sont accordées. / Je te rejoins à cette chanson / Où nous vivons le cœur lié, / Ivre de nos airs emmêlés. / Je te rejoins à cette chanson / Où rime encore nos amitiés, / Où j’aime d’un accord m’allonger.
(Janvier 2003)

Aucun commentaire:


Découvrez Luis Bacalov!